vendredi, août 28, 2026
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Formation secourisme au travail au Maroc

Une entreprise marocaine sur deux découvre le jour d’un accident que la personne qui savait quoi faire était en congé. Le secourisme en entreprise ne se joue pas sur la présence d’une boîte de pansements : il se joue sur le nombre de personnes formées, leur répartition sur les postes, et la fraîcheur de leurs gestes. Cette formation traite les trois.

Durée 1 ou 2 jours, définie avec vous selon le niveau du groupe et les risques de vos postes
Public Salariés désignés comme secouristes, membres du comité de sécurité et d’hygiène, encadrants d’atelier et de chantier, personnel isolé ou en horaires décalés
Modalité Présentiel obligatoire — les gestes s’évaluent en situation, jamais à distance
Format Intra-entreprise sur votre site, ou inter-entreprises
Langue Français ou arabe dialectal selon le groupe
Référentiel Arrêté n° 93-08 du 12 mai 2008 ; articles 281 et 289 du Code du travail ; recommandations internationales de réanimation
Sanction Attestation de fin de formation après évaluation pratique, et avis formalisé transmis à l’employeur pour la désignation de ses secouristes

Ce que cette formation délivre — et ce qu’elle ne délivre pas

Disons-le franchement, parce que le marché entretient une confusion coûteuse. Au Maroc, les brevets officiels de secourisme relèvent de la Protection civile et du Croissant-Rouge marocain. Un organisme de formation qui n’est pas agréé par eux ne délivre pas ces brevets, quoi qu’en dise sa plaquette.

Ce que nous délivrons est autre chose, et c’est ce que la réglementation du travail vous demande réellement : une instruction aux techniques de sauvetage et aux méthodes de premiers secours, évaluée individuellement en situation, assortie d’un avis formalisé qui vous permet de désigner vos secouristes en connaissance de cause et de le prouver.

Si votre besoin est un brevet officiel — pour un marché public, une exigence d’assurance, une fonction de secouriste hors entreprise — nous vous le disons et nous vous orientons. Si votre besoin est de tenir votre obligation d’employeur et d’avoir sur le terrain des gens qui savent quoi faire, c’est exactement ce que fait cette formation.

Ce qu’exige la réglementation marocaine

L’obligation ne se lit pas dans un seul texte, ce qui explique qu’elle soit si souvent mal appliquée.

  • Article 281 du Code du travail (loi n° 65-99) — l’employeur prend toutes les mesures nécessaires pour préserver la sécurité et la santé des salariés. C’est le socle.
  • Arrêté n° 93-08 du 12 mai 2008, qui fixe les mesures d’application des articles 281 à 291 : dans chaque atelier où sont effectués des travaux dangereux, au moins deux salariés doivent recevoir une instruction sur les techniques de sauvetage et les méthodes de premiers secours. Les locaux de travail doivent en outre être dotés d’un matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible.
  • Article 289 — l’employeur informe les salariés des dispositions de protection. Son non-respect par le salarié constitue une faute grave.
  • Articles 304 à 331 — toute entreprise occupant au moins 50 salariés doit disposer d’un service médical du travail. Le secourisme ne s’y substitue pas : il couvre les minutes qui précèdent l’arrivée du médecin.
  • Articles 336 à 344 — le comité de sécurité et d’hygiène est obligatoire à partir de 50 salariés, et une enquête est imposée à l’occasion de tout accident du travail. Les secouristes en sont les premiers témoins utiles.

Le détail qui fait la différence : « au moins deux ». Beaucoup de programmes annoncent qu’un seul salarié formé suffit. Le texte dit deux, et la raison est évidente sur le terrain : un secouriste unique peut être absent, en congé, sur un autre site, ou être lui-même la victime. Un atelier à travaux dangereux qui ne compte qu’une personne formée n’est pas couvert la moitié du temps.

Ce qui est également exigé, et qu’on oublie

L’arrêté 93-08 impose par ailleurs, en son article 31, des exercices d’évacuation au moins tous les six mois, dont la date est consignée sur un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail. Secourisme et évacuation sont deux dispositifs distincts qui se rencontrent le jour de l’accident ; nous traitons leur articulation.

Les sanctions sont chiffrées. Le non-respect des articles 283, 288, 289, 290 et 291 est puni d’une amende de 10 000 à 20 000 dirhams, portée au double en cas de récidive dans les deux ans. Pour les articles 281, 282, 285 et 286, le tribunal fixe un délai d’exécution qui ne peut excéder six mois.

À qui s’adresse cette formation

  • les salariés que vous désignez comme secouristes — en priorité dans les ateliers à travaux dangereux, où le texte en exige deux au minimum ;
  • les encadrants d’atelier et de chantier, qui décident dans les premières secondes et à qui revient l’alerte ;
  • les membres du comité de sécurité et d’hygiène ;
  • le personnel isolé ou travaillant en horaires décalés, pour qui les secours mettront plus longtemps à arriver ;
  • les entreprises qui préparent un audit client et découvrent que leur registre ne prouve rien.

Prérequis

Aucun. Ni diplôme, ni connaissance médicale. La seule aptitude requise est physique — les gestes de réanimation demandent de pouvoir s’agenouiller au sol et exercer une pression soutenue sur le thorax. Nous en tenons compte dans la constitution des binômes.

Objectifs pédagogiques

À l’issue de la formation, le participant est capable de :

  • protéger — supprimer ou isoler le danger, ou soustraire la victime, sans devenir la seconde victime ;
  • examiner la victime et reconnaître les détresses qui imposent d’agir immédiatement ;
  • alerter efficacement : qui appeler au Maroc, quoi dire, dans quel ordre, et pourquoi rester en ligne ;
  • secourir — arrêter une hémorragie, agir face à un étouffement, un malaise, une brûlure, un traumatisme ;
  • pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire et utiliser un défibrillateur automatisé externe ;
  • installer une victime en position d’attente adaptée et la surveiller jusqu’à l’arrivée des secours ;
  • rendre compte des faits pour l’enquête du comité de sécurité et d’hygiène.

Programme

Trois modules. Sur une journée, les gestes qui sauvent sont couverts intégralement. Sur deux journées, s’ajoutent les situations propres à votre activité — risque chimique, électrique, machines, travail en hauteur — et des mises en situation complètes sur vos postes réels.

Module 1 — Protéger et alerter

  • La chaîne des secours au Maroc : Protection civile, SAMU, services d’urgence de proximité. Numéros, délais réalistes, et ce que change la localisation du site.
  • Protéger sans se mettre en danger : le sur-accident tue des secouristes chaque année. Machines, électricité, atmosphères, circulation.
  • L’examen de la victime : conscience, respiration, hémorragie. Trois questions dans le bon ordre.
  • L’alerte : à qui, avec quelles informations, et pourquoi le message décide du délai d’arrivée.
  • L’organisation interne : qui alerte, qui guide les secours à l’entrée du site, qui reste avec la victime.
  • Cas pratique — alerte simulée depuis un poste réel, chronométrée.

Module 2 — Les gestes qui sauvent

  • L’hémorragie externe : compression, relais, et ce qu’il ne faut plus faire.
  • L’étouffement : adulte conscient, victime devenue inconsciente.
  • La victime inconsciente qui respire : libération des voies aériennes, position latérale de sécurité, surveillance.
  • L’arrêt cardiaque : reconnaissance, massage cardiaque, insufflations, et l’usage du défibrillateur automatisé externe — répété jusqu’à ce que le geste soit automatique.
  • Malaises, brûlures, traumatismes : reconnaître, installer, surveiller, ne pas aggraver.
  • Cas pratique — chaque participant est évalué individuellement sur mannequin, plusieurs fois.

Module 3 — Les risques de votre entreprise

  • Les accidents propres à votre activité, à partir de votre analyse des risques et de votre registre d’accidents.
  • Risque chimique : projections oculaires et cutanées, inhalation, lecture des fiches de données de sécurité, emplacement réel des douches et rince-œil.
  • Risque électrique : dégager une victime sans se blesser, articulation avec la consignation.
  • Machines et levage : écrasement, sectionnement, chute de charge.
  • Le matériel de premiers secours : contenu réellement utile, contrôle des dates, traçabilité des réapprovisionnements.
  • Rendre compte : ce que le comité de sécurité et d’hygiène attendra du secouriste lors de son enquête.
  • Évaluation finale — mise en situation complète sur un scénario tiré de votre activité.

Méthodes pédagogiques

Cette formation est celle de notre catalogue où la part de pratique est la plus élevée : plus des trois quarts du temps. Un geste de secourisme ne s’apprend pas en l’écoutant décrire. Chaque participant répète chaque geste jusqu’à ce qu’il soit fluide, et il est évalué seul, pas en groupe.

Matériel fourni : mannequins adulte, défibrillateur de formation, matériel de simulation d’hémorragie. Chaque participant reçoit un aide-mémoire de poche et une trame de conduite à tenir à afficher.

Cette formation ne se donne pas à distance, et nous ne proposons pas de version allégée en classe virtuelle. Nous ne délivrons pas d’avis favorable sur un geste que nous n’avons pas vu exécuter. C’est la seule formation de notre catalogue pour laquelle le présentiel n’est pas négociable.

Recyclage : pourquoi tous les deux ans, et pas plus

Aucun texte marocain ne fixe de périodicité de recyclage. Ce vide réglementaire ne signifie pas que la compétence dure : les études sur la rétention des gestes de réanimation convergent depuis longtemps, la qualité du massage cardiaque se dégrade nettement en six à douze mois sans pratique.

La périodicité que nous recommandons est de deux ans, avec une session de maintien des acquis d’une demi-journée entre deux. C’est un arbitrage entre le coût et la réalité de l’oubli, et nous préférons le dire ainsi plutôt que de faire croire à une obligation légale qui n’existe pas.

Le recyclage doit en outre être avancé lorsque l’activité change, après un accident grave, ou lorsqu’un secouriste a été confronté à une situation qui l’a mis en difficulté.

Financer la formation : CSF, OFPPT et GIAC

Les entreprises marocaines assujetties à la taxe de formation professionnelle peuvent faire prendre en charge une partie du coût de cette formation dans le cadre des Contrats Spéciaux de Formation.

Nous montons le dossier avec vous, de la demande préalable au dossier de remboursement. Le détail du dispositif est expliqué dans notre article dédié : Contrats spéciaux de formation CSF : subvention OFPPT et GIAC.

Modalités pratiques

  • Intra-entreprise — sur votre site, partout au Maroc. Scénarios tirés de vos postes. Groupe de 6 à 10 participants : au-delà, le temps de pratique par personne devient insuffisant.
  • Inter-entreprises — sessions organisées à la demande.
  • Présentiel uniquement.
  • Durée — une ou deux journées, décidée avec vous selon les risques de votre activité.
  • Programme détaillé, proposition et devis transmis sous 48 heures.

Questions fréquentes

Combien de secouristes former ?

Le minimum réglementaire est de deux par atelier où sont effectués des travaux dangereux. Le bon dimensionnement se calcule autrement : couvrez-vous tous les horaires, y compris les équipes de nuit et de week-end ? Chaque site isolé a-t-il les siens ? Que se passe-t-il pendant les congés d’été ? Un ratio d’environ un secouriste pour dix salariés présents simultanément, réparti et non concentré, tient la réalité.

Nous avons moins de 50 salariés. Sommes-nous concernés ?

Oui. Le seuil de 50 salariés déclenche le service médical du travail et le comité de sécurité et d’hygiène. L’obligation de secourisme de l’arrêté 93-08 ne dépend pas de l’effectif : elle dépend de la présence de travaux dangereux. Une petite entreprise de mécanique ou de chaudronnerie y est soumise ; un bureau de dix personnes, non.

Faut-il un défibrillateur dans l’entreprise ?

Aucun texte marocain ne l’impose à ce jour. C’est une décision d’entreprise, et le calcul est simple : la survie après un arrêt cardiaque chute très vite à chaque minute écoulée sans défibrillation. Si vous en installez un, formez les gens à s’en servir — un appareil que personne n’ose décrocher ne sert à rien. Nous formons à son usage même si vous n’en avez pas encore.

Nos secouristes peuvent-ils être tenus responsables ?

La crainte est fréquente et elle paralyse. Un secouriste qui applique les gestes pour lesquels il a été formé, dans le cadre de sa désignation par l’employeur, agit dans l’exercice de sa mission. Ce que nous enseignons inclut précisément les limites : ce qu’on fait, ce qu’on ne fait pas, et à quel moment on passe la main.

Peut-on combiner avec la formation incendie ?

Oui, et c’est souvent pertinent : l’arrêté 93-08 impose des exercices d’évacuation semestriels, et les mêmes personnes tiennent généralement les deux rôles. Nous construisons alors un parcours qui traite l’alerte une seule fois, pour les deux dispositifs.

Comment cela s’inscrit-il dans un système ISO 45001 ?

La préparation aux situations d’urgence est une exigence explicite de la norme, et c’est l’une des plus souvent traitées sur le papier seulement. Un dispositif de secourisme dimensionné, tracé et exercé est ce qui la rend démontrable — voir notre formation ISO 45001.

Demander le programme détaillé

Envoyez-nous le nombre de participants, votre secteur d’activité, l’organisation de vos horaires et la période souhaitée : nous vous adressons le programme complet et une proposition adaptée sous 48 heures.

Contact@qhsemaroc.com

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